Les orientations du département de théologie

Le département de théologie a pour mission de permettre aux étudiants d’entreprendre une étude approfondie de la Parole de Dieu en fonction du ministère presbytéral, ou d’un engagement pastoral dans l’Église. L’enseignement de la théologie est donc nettement coloré par cette orientation pastorale.

Les cours suivants seront offerts au trimestre d’automne 2019

Théologie I

Les fondements théologiques des sacrements et de la liturgie (3 cr.)
À partir de la foi de l’Église dans la Parole de Dieu, incarnée, qui s’est offerte en sacrifice pour le salut du monde, nous étudions la nature des 7 signes efficaces consacrés à nous transmettre la Vie de Dieu, pour nous diviniser, pour faire de nous un Peuple. La beauté de la Liturgie qui rend présent la profondeur du mystère pascal est une invitation pressante à la participation active, source et sommet de la vie personnelle et de la communion, qu’est l’Église.

Les évangiles synoptiques (3 cr.)
Pour les chrétiens, « la Bonne Nouvelle » (l’Évangile) est unique : Jésus Christ. La Tradition a retenu quatre témoignages narratifs (les évangiles) auxquels l’Église se réfère de façon privilégiée pour discerner l’essentiel de la vie de Jésus Christ et s’en laisser vivifier. L’évangile de Marc, celui de Matthieu et celui de Luc peuvent être lus en parallèle, d’où leur appellation de « synoptiques ». Chacun a une histoire, un style et un message qui lui sont propres. La richesse de chacun se déploie en dialogue avec les autres.

La Révélation (3 cr.)
La Révélation ou la Parole de Dieu à l’humanité est la première réalité chrétienne, le mystère primordial, puisqu’elle est la manifestation même du dessein du Salut caché en Dieu de toute éternité et réalisé par Jésus Christ, dans l’Esprit, à la plénitude des temps.

Aussi est-il fondamental de faire la théologie de la Révélation, d’en étudier la transmission sous sa forme de Tradition et d’écriture en lien avec l’Église et le Magistère et enfin de montrer comment toute réflexion théologique s’y enracine. C’est à réaliser ce triple objectif que s’emploi ce cours.

Hébreu (2 cr.)
Les objectifs du cours :
Initiation à l’hébreu biblique, lecture de la Bible hébraïque, structure du texte biblique.

Les évangiles synoptiques : de l’oral à l’écrit (1 cr.)
La foi chrétienne est fondée sur quatre évangiles. D’une façon tout à fait singulière, ils sont reconnus comme inspirés et vrais. Il est fascinant de mettre au jour la différence entre notre façon d’écrire un livre aujourd’hui et le long processus de transmission des évangiles. Explorer au pas à pas la formation des évangiles ouvre des pistes vivifiantes sur la manière d’écouter Dieu nous parler en Église et au milieu de nos contemporains. Ce cours explore le processus de formation des évangiles, à partir des indices contenus dans leurs textes et avec les outils de la recherche récente. Nous serons attentifs aux implications sur notre manière de concevoir comment Dieu nous fait signe.

Ecclésiologie I (3 cr.)
Le mystère de l’Église sera abordé selon deux axes fondamentaux.

L’Église «De Trinitate». L’Église que Jésus Christ a voulue, à la lumière des ecclésiologies anciennes et nouvelles, en particulier celle de Vatican II et sa constitution dogmatique Lumen gentium. Le Royaume et l’Église. Les divers visages de l’Église : sacrement (mystère), communion, corps du Christ, peuple sacerdotal de Dieu, temple de l’Esprit saint. L’Église une, sainte, catholique et apostolique à l’heure du dialogue œcuménique.

L’Église «ex hominibus». La réalisation locale de l’Église (Église universelle et Église diocésaine) et sa mission. Les ministères donnés par Dieu pour organiser le peuple saint en vue de la mission, en particulier le ministère épiscopal (plénitude du sacrement de l’ordre) et le ministère pétrinien (l’évêque de Rome successeur de Pierre) avec les questions de la primauté de juridiction de l’évêque de Rome, l’infaillibilité de l’Église, du collège épiscopal et de l’évêque de Rome. L’équilibre encore à construire entre synodalité, collégialité et primauté. La mission des baptisés laïques et celles de la vie consacrée.

Éthique de la Révélation (3 cr.)
Ce cours a pour but de développer chez l’étudiant une vision positive, intégrale, épanouissante de la réflexion morale de l’Église catholique. Pour atteindre cet objectif, le cours sera divisé en cinq parties et chacune sera abordée à l’aide d’une question.

  1. Que signifie « être moral »? Pourquoi et comment vivre une vie morale?
  2. Quel est l’état actuel de la théologie morale?
  3. Pour déterminer quelle est l’éthique de la révélation, retournons à ses sources bibliques : En regardant Jésus, quelles sont ses affirmations en ce qui a trait à la vie morale? Qu’est-ce que la « bonne vie » et comment l’atteindre?
  4. Comment cette nouvelle vie d’agir moral qui émane d’une rencontre avec Jésus s’est-elle développée dans la tradition de la théologie morale?
  5. Quels sont les plus grands défis de la théologie morale aujourd’hui?

Christologie : le mystère de Jésus, Christ, Seigneur et Sauveur (1 cr.)
Dans l’économie de la Révélation telle que Dieu l’a voulue, Jésus de Nazareth occupe la place centrale. Celui-ci est en effet la forme concrète, parfaite et définitive de la Révélation de Dieu aux hommes. Annoncé par les prophètes, objet de l’espérance messianique du peuple d’Israël, Jésus dévoile peu à peu à ceux qui l’entourent le mystère qui l’habite : par ses paroles, ses actes et l’exemple de sa vie, il leur révèle le caractère transcendant de sa personne et de sa mission. L’Église apostolique proclamera très tôt sa foi en Jésus, Christ et Seigneur et, à sa suite, la Tradition de l’Église confessera à la fois sa divinité et son humanité. Fils unique du Père, mais aussi homme comme nous, sauf le péché, Jésus a réalisé le Salut du genre humain par sa passion et sa résurrection d’entre les morts. Par là même, il est notre Sauveur capable de nous libérer de l’esclavage du péché et de faire de nous des fils grâce à l’Esprit qu’il nous a donné.

Théologie II

Sacrements de l’initiation : Baptême, confirmation (3 cr.)
Les sacrements du baptême et de la confirmation seront étudiés dans leur relation et leur distinction à l’intérieur de l’initiation chrétienne. En effet, les sacrements de l’initiation chrétienne constituent le fondement de la vie chrétienne. À travers eux, le fidèle est configuré au Christ et devient membre à part entière de l’Église, corps du Christ.

Foi, espérance et charité (3 cr.)
Dieu, révélé en Jésus-Christ, invite tous les hommes à partager sa vie. Grâce à l’Esprit, ceux-ci peuvent donner une réponse qui engage toute leur existence. La foi, l’espérance et la charité, appelées aussi « vertus théologales » dans la Tradition de l’Église, constituent les formes concrètes d’une réponse qui entraîne les hommes dans une relation nouvelle et originale avec Dieu. Par la foi, l’intelligence humaine adhère au message d’un Dieu qui révèle son mystère intime et le secret de son dessein de Salut. Grâce à l’espérance, s’appuyant sur la promesse formelle de Dieu, la volonté humaine est lancée, dans un élan plein de confiance, à la conquête du suprême bonheur : la possession de Dieu.

Par la charité, se crée entre Dieu et les hommes une relation d’amitié surnaturelle, qui inclut dans son mouvement même tous ceux que Dieu aime. La foi, l’espérance et la charité viennent de Dieu et sont intérieures à l’homme. Elles sont néanmoins solidaires d’un agir chrétien concret. Unies aux dons du Saint-Esprit, elles permettent à tous les hommes qui en sont porteurs, d’atteindre leur pleine stature dans le Christ.

Les prophètes et la littérature apocalyptique de l’Ancien Testament (3 cr.)
Ce cours a pour but d’initier les participants au phénomène du prophétisme tel qu’il a été vécu dans le peuple de l’Alliance. Il veut aussi fournir les outils interprétatifs nécessaires à une juste compréhension des livres prophétiques de l’Ancien Testament. On dégagera également quelques pistes d’actualisation.

Chaque prophète étudié le sera dans son contexte historique, social et religieux. Notre attention se portera en particulier sur : Amos et les conséquences sociales de l’Alliance avec Dieu; Osée et l’Alliance interprétée à travers l’expérience de l’amour conjugal; Isaïe et la fidélité radicale à l’Alliance; Jérémie et la religion intérieure de la Nouvelle Alliance; Ezéchiel et la responsabilité personnelle face aux exigences de l’Alliance; le Deutéro-Isaïe et la confession du monothéisme; Aggée et la reconstruction d’une société marquée par les valeurs de l’Alliance; Daniel et le passage de la prophétie aux récits apocalyptiques.

Histoire de l’Église II (3 cr.)
Ce cours veut saisir les grandeurs et les épreuves de la période médiévale (800-1300). On étudie alors l’activité missionnaire de l’Église, ses relations avec les pouvoirs politiques, le schisme d’Orient, les grands conciles œcuméniques. On y traite aussi des controverses théologiques, de la science ecclésiastique, des nouveaux ordres religieux, des hérésies, des croisades et de l’Inquisition.

À la fin du Moyen Âge, l’Église perd son hégémonie. Contestée par les royautés européennes, ébranlée par des divisions internes, secouée dans sa doctrine par la montée du protestantisme, l’Église réussira à trouver en son sein des forces de renouveau qui aboutiront au Concile de Trente. Un élan sera alors donné à l’Église, élan qui se traduira par la remontée de l’activité missionnaire et la restructuration interne, entre autres, par l’apparition de la Compagnie de Jésus et des Séminaires.

Vie chrétienne et sexualité (3 cr.)
Durant les premières années de son pontificat, soit de 1979 à 1984, le pape Jean-Paul II, lors des audiences publiques qu’il donnait chaque semaine au Vatican, a exposé sa pensée sur « la théologie du corps ». Enseignement ignoré du grand public, des époux chrétiens et de la plupart des pasteurs, la théologie du corps de Jean-Paul II représente le plus vaste enseignement jamais transmis par un pape sur l’amour humain, sur la sexualité et sur le mariage. C’est dans l’ouvrage intitulé Homme et femme Il les créa.

Une spiritualité du corps que nous retrouvons avec cette théologie du corps, laquelle est répartie en quatre grands volumes contenant un total de 129 catéchèses. Dans le premier volume « À l’image de Dieu, homme et femme », Jean-Paul II s’attache à bien comprendre l’anthropologie philosophique et théologique contenue dans les premiers chapitres du livre de la Genèse. C’est de cette vision biblique de l’homme et de la femme dans leur dimension personnelle, corporelle et sexuelle, que le pape va établir sa compréhension de la morale sexuelle.

À la fin des 13 cours, l’étudiant aura parcouru les deux-tiers de l’ouvrage de Jean-Paul II. Au niveau du savoir, il pourra identifier les principes fondamentaux de l’éthique sexuelle fondés dans les Saintes Écritures et exposés par le pape. Au niveau du savoir-être, l’étudiant pourra mieux vérifier la qualité et la fidélité de son vécu dans la perspective de sa vocation baptismale.

Au niveau du savoir-faire, il aura acquis, nous l’espérons aussi, des points de repères pour s’épanouir humainement et chrétiennement dans le domaine sexuel et pour aider ses frères et ses sœurs dans leur développement éthico-sexuel.

CERTIFICAT EN THÉOLOGIE – TOUS

L’objectif principal du programme

Ce certificat permettra à l’étudiant de nourrir sa vie de foi et de s’outiller pour mieux servir l’Église.

La structure du programme

Le certificat en théologie pour tous cumule un total de 30 crédits.

CERTIFICAT EN THÉOLOGIE –
CANDIDAT AU DIACONAT

L’objectif principal du programme

À la fin du programme, l’étudiant sera mieux outillé pour servir l’Église. Il s’adresse aux candidats au diaconat permanent pour qui l’offre de cours répond aux besoins de sa formation.

La structure du programme

Le programme de formation théologique pour les candidats au diaconat permanent cumule un total de 39 crédits.

BACCALAURÉAT EN THÉOLOGIE

L’objectif principal du programme

À la fin du programme, l’étudiant aura approfondi la Parole de Dieu. L’accent est mis sur l’acquisition d’une vue d’ensemble de la théologie qui est nécessaire dans le service pastoral. Ce programme se distingue donc nettement de ceux des deuxième et troisième cycles de théologie où l’accent est mis sur la recherche spécialisée.

La structure du programme

Le baccalauréat en théologie cumule 90 crédits de cours obligatoires.